Bois Public, retourner les arbres à la communauté

Bois Public, retourner les arbres à la communauté

Bois Public est né d’un besoin identifié par l’arrondissement de Rosemont-La-Petite-Patrie. L'arrondissement cherchait à valoriser ses frênes infestés par l’agrile d'une façon écologique et socialelement responsable. Pour répondre à cette demande, Projets écosociaux et les entreprises d’insertion socioprofessionnelle Groupe Information Travail et les Ateliers d’Antoine se sont regroupés et ensemble, nous avons réalisé les projets pilotes de transformation de frênes en mobilier urbain dans l'arrondissement. 

Nos services sont destinés principalement aux arrondissements et aux organisations qui désirent du mobilier.

Notre expérience nous a permis d’identifier deux enjeux liés aux projets de valorisation du frêne:

  • Les arrondissements cherchent à valoriser leurs arbres (frênes et autres essences) de façon plus durable, mais elles ne sont pas nécessairement prêtes à payer quelques dizaines de millier de dollars pour acheter du mobilier, une fois les arbres transformés ;
  • De nombreux acteurs ne détenant pas le ressource cherchent à faire l’acquisition de mobilier et d’autres produits dérivés du bois provenant d’arbres publics locaux.

C’est pour rendre la ressource disponible et faire un pont entre les arrondissements qui la détiennent et la communauté qui en veut, que nous avons créé Bois Public.



Bois Public, retourner les arbres à la communauté

D'ici 5 à 10 ans, c'est 200 000 frênes qui pourraient disparaître à Montréal à cause d'un insecte, l'agrile.

Nous avons réalisé en 2016 un projet pilote pour l'arrondissement de Rosemont-La-Petite-Patrie qui nous a permis de démontrer qu'il était possible de recycler les arbres malades et de les transformer en mobilier. Le projet nous a également permis de constater que les municipalités n'abattent pas que des frênes, mais aussi d'autre essences pour toutes sortes de raisons et qu'il y aura toujours des arbres à valoriser.

La problématique du frêne fait en sorte que nous avons d'un côté, les arrondissements qui cherchent à se départir de billots contaminés et de l'autre les ateliers d'ébénisterie qui ont besoin de planches pour travailler.

Bois Public est la courroie de transmission. Nous transformons les billots en planches, nous coordonnons le transport et le séchage du bois, nous offrons un service de design et nous travaillons de pair avec des ateliers qui ont une mission d'insertion socioprofessionnelle.

Nous avons depuis l'appui de Recyc-Québec qui reconnaît nos activités comme une bonne façon de recycler les arbres publics.




L’indice de canopée de l’agglomération de Montréal s’élève à 20,3 % et les frênes représentent,
en moyenne, 20 % des arbres de rue à Montréal, soit un arbre de rue sur cinq. On estime que
d’ici 5 à 10 ans, plus de 200 000 frênes seront abattus à Montréal et c’est sans compter les
autres municipalités. Toujours est-il, l’agglomération de Montréal s’est fixée l’objectif de faire
passer l’indice de canopée de 20 à 25 % d’ici 2025.


Les services de cueillette et de transformation de Bois Public sont donc destinés à tous les arrondissements, institutions publiques et parapubliques qui doivent gérer une forêt urbaine.


Le produit fini, le mobilier est aussi destiné aux municipalités, institutions publiques et
parapubliques, mais aussi organismes à but non lucratif et aux entreprises ayant une sensibilité
face aux enjeux sociaux et environnementaux.



Pour la deuxième transformation du bois, soit la fabrication du mobilier, nous travaillons avec deux ateliers de l'est qui sont fiables, expérimentés et complémentaires, soit le Groupe Information Tavail et Les Ateliers d'Antoine.

Pour ce qui est de la première transformation des billots en planches, du séchage et du transport du bois, nous nous équipons progressivement pour être en mesure d'effectuer ces opérations plus rapidement et à coût moindre.



Les activités de Bois Public permettent de recycler des arbres qui auraient été réduits en
copeaux. On leur donne une deuxième vie en les transformant en mobilier tout en stimulant les activités d'entreprises d'insertion socioprofessionnelles locales, spécialisées en ébénisterie. Les ateliers avec lesquels nous travaillons se trouvent dans l'Est.

Les arrondissements doivent payer environ 80 $/tonne métrique pour faire broyer leurs arbres malades. Bois Public leur permet de réduire leurs frais de gestion. Bois Public récupère un minimum de 25 arbres par intervention, ce qui représente environ 5 tonnes métriques, soit une économie d’au moins 400$ par intervention. Nous souhaitons travailler avec plus d'arrondissements de l'est.

Bois Public offre gratuitement le service de collecte aux arrondissements qui donnent leur bois en retour.

Les arrondissements cherchent à s’impliquer socialement dans la communautés. Nos activités permettent de retourner les arbres abattus à la communauté sous forme de mobilier urbain.

Nos activités permettrons de valoriser plus de 1 000 arbres par année en plus d'offrir du travail à une trentaine de jeunes qui suivent un parcours de réinsertion sociale.


L'approvisionnement en billot représente un risque. Si les arrondissements cessent de nous fournir des billots, nous ne seront plus en mesure de les transformer en boîtes à sacs réutilisables pour la SDC promenade Masson, de fabriquer du mobilier pour les Éco-quartiers ou un présentoir pour la Maison du développement durable comme nous l'avons fait.

Nous avons aussi besoin de partenaires sociaux qui sont intéressé à acheter notre mobilier que nous produisons car c'est la vente du mobilier qui nous permet de financer nos activités de recyclage!


Le projet pilote que avons réalisé, nous a permis de constater que les municipalités n'abattent pas que des frênes, mais aussi d'autre essences pour toutes sortes de raisons et qu'il y aura toujours des arbres à valoriser.

Patrick Lopez

Chargé de projet - Accès-Travail de Montréal

L' Est Innove en chiffres

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