Plateforme d'échange de surplus alimentaires pour entreprises

Plateforme d'échange de surplus alimentaires pour entreprises

Les pertes et le gaspillage alimentaire représentent un vrai problème dans notre société. Dans le monde, on estime qu’un tiers de la nourriture produite est perdu au cours de son cycle de vie. Seulement au Canada, les pertes et gâches alimentaires représentent plus de 31 milliards de dollars. Or la précarité alimentaire est un problème que plusieurs familles vivent même dans les pays les plus industrialisés.

 

Les membres fondateurs du projet sont issus de l’industrie agroalimentaire, du développement de solutions technologiques, du développement durable et des ressources humaines et conduite du changement. Ne voyant pas de solutions clé en main disponibles au Québec pour diminuer le gaspillage alimentaire dans les industries, ils ont décidé de lancer leur propre entreprise pour répondre à ce besoin important. 



L’objectif ultime est de faciliter la création de circuits courts afin de permettre aux industries de créer de la valeur avec de la matière qui irait normalement à l’enfouissement, au compost ou à l’alimentation animale. La clientèle cible est donc constituée de compagnies agroalimentaires tout au long de la chaine de valeur ainsi que les banques alimentaires, les cuisines collectives ou tout autre organisme nécessitant des biens alimentaires.

Le moyen pour arriver à cet objectif est de développer une plateforme virtuelle transactionnelle permettant de mettre en vente ou de donner leurs surplus, leurs produits déclassés et leurs rejets pour leur donner une deuxième vie. L’algorithme triera les différents besoins des utilisateurs de la plateforme afin d’associer les besoins et les demandes de chacun dans le but de créer des partenariats optimaux.

Des activités de conseil sont également mise sur pied pour aider les entreprises à évaluer le potentiel économique et social de leurs pertes et de monter les partenariats et les filières de transformation / distribution qui permettront de créer de nouveaux produits ou marques.


Les industries agroalimentaires n’ont pratiquement pas de temps à investir pour développer des partenariats avec des organismes ou d’autres entreprises afin de diminuer leur quantité de pertes et gâche produites. Ainsi, la combinaison de solutions technologiques et de services-conseils vient les aider à mettre sur pied ces nouvelles filières de valorisation et engendrer des retombées positives pour l’environnement, les banques alimentaires et leur rentabilité (diminution des coûts de fin de vie, notamment enfouissement, et nouveaux revenus).

Également, en 2020, un projet de loi provincial visant à bannir l’enfouissement de matière organique entraînera pour les industriels des surcoûts et enjeux de logistique s’ils n’ont pas prévu de solution pour s’adapter à cette situation. La plateforme leur permettra ainsi d’anticiper cette situation et d’éviter des coûts reliés à la logistique de leurs déchets. 


Ayant chacun une vingtaine d’années d’expérience en consultation, les trois membres de l’équipe se partagent des expertises dans le secteur du développement durable, de l’agroalimentaire, du démarrage d’entreprise et du développement technologique. Le projet se situe donc parfaitement à l’intersection des secteurs d’expertise de chacun des trois membres. 

Également, l’équipe a su bien s’entourer en allant chercher des partenaires externes tels que le Projet de revitalisation du système alimentaire dans l'Est de Montréal, ainsi que des professeurs – chercheurs de l’Université de Montréal avec qui des axes de collaboration sont en cours de mise sur pied. Enfin, 3 entreprises (2 transformateurs et un distributeur) ont manifesté un intérêt de principe pour lancer un projet pilote.


Les retombées du projet seront autant économiques, sociales, qu’environnementales. Premièrement en diminuant les pertes alimentaires, on diminue les impacts environnementaux qui y sont reliés. Le calcul est simple, si un quart des produits sont perdus le long de la chaîne, cela veut dire que le quart des émissions, de l’énergie et de l’eau utilisées pour produire ces produits ont été émises et utilisées en vain. Chaque tonne de produit revalorisée génère autant d’économies de ressources.

Du point du vue social et économique, une telle plateforme permettra de faciliter l’approvisionnement des différentes banques alimentaires, cuisines collectives ou tout autre organisme travaillant en alimentation. Il y aura donc une augmentation d'offre alimentaire à bas prix pour ces organismes et l’approvisionnement sera plus facile pour les employés ou bénévoles responsables de cette tâche. Cela se traduira par une meilleure offre pour les personnes qui ont besoin du service de ces organismes locaux et une diminution des coûts des banques alimentaires, qui doivent encore aujourd’hui acheter une part importante des aliments. 

L’enjeu du gaspillage alimentaire est important et plusieurs organismes tentent d’y remédier. Le projet s’inscrit donc en accord avec le chantier Pertes et gaspillages alimentaires de Système Alimentaire Montréalais. Dans le but que Montréal devienne une ville zéro-gaspillage, une cohérence entre les différentes initiatives est primordiale. Le projet est donc l'occasion de mobiliser les différents acteurs qu'ils soit industriels ou communautaires vers un but commun. 

Enfin, ceci diminue les coûts des entreprises (producteurs, transformateurs, distributeurs) : coût de gestion des matières résiduelles (enfouissement, compost…), opportunité de nouveaux revenus même mineurs, permettant d’augmenter la satisfaction de maintenir ces aliments dans l’alimentation humaine. Ceci apporte également un gain en matière de responsabilité sociale de l’entreprise et de mobilisation des employés. 


La conception de la plateforme est un défi dans la mesure où il sera essentiel de développer les fonctionnalités qui combleront les besoins des utilisateurs, ceux-ci représentant une grande variété de tailles, secteurs, besoins logistiques. Le temps nécessaire à consulter les acteurs pour s’assurer de monter un outil pertinent peut vite devenir colossal. C’est pourquoi nous cherchons à commencer avec quelques entreprises pilotes.

Une fois que la plateforme sera développée, le plus grand défi est de recruter des entreprises et organismes qui voudront l’utiliser. Ce genre de plateforme est efficace si de nombreux acteurs y participent ce qui crée une grande diversité d’offres et d’acheteurs. Il y aura donc un grand travail de recrutement, d’éducation et de formation afin de faciliter le changement dans les entreprises. Au début, la plateforme sera testée avec des entreprises pilotes motivées à essayer. Suite à cet essai, il sera alors possible d’ouvrir la plateforme à tous afin de faire bénéficier cet outil au plus grand nombre de personnes. Notre collaboration avec le Projet de revitalisation du système alimentaire dans l'Est de Montréal servira principalement à faciliter le maillage entre les acteurs et approcher des entreprises et organismes de l’Est de Montréal et l’outil servira à solidifier le maillage entre eux afin d’amener le plus de gens possible dans ce projet. 


Julien Pedneault

Étudiant Économie Circulaire

Charlotte Petitjean

Coordonnatrice du projet de réseau alimentaire de l'Est de Montréal

Patrick Lopez

Chargé de projet - Accès-Travail de Montréal

Eric Soulier

Directeur de création

Mélissa Viau

Responsable du projet

Dario Iezzoni

Conseiller stratégie et marketing

L' Est Innove en chiffres

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